Jusqu'au dim. 13 février 2022

Tracks to Modernity (Europalia 2021)

Categorie
Pluridisciplinaire
Lieu
Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique
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Tracks to Modernity (Europalia 2021) Ivo Pannaggi, (1901– 1981), Un Train en marche, Huile sur toile, 1922  Fondazione Cassa Di Risparmio Della Provincia Di Macerata - Museo Palazzo Ricci  inv. X.2011.903

Description

Un parcours artistique et historique autour du thème du train, à travers des œuvres d’artistes majeurs des XIXe et XXe siècles - tels que Monet, Caillebotte, Spilliaert, Boccioni, Severini, Léger, De Chirico, Mondrian, Servranckx, Caviglioni, Delvaux ou Magritte.

A ses débuts, le train est le symbole ultime de la modernité. C’est un outil majeur de la révolution industrielle. Il porte les espoirs de développement et d’enrichissement les plus fous, mais cristallise aussi les angoisses et le rejet du changement. Dès les années 1820, apparaissent les premières lignes de chemin de fer en Grande-Bretagne, nées des besoins de l’exploitation minière. La Belgique est la première à emboîter le pas et en 1835, Léopold Ier inaugure une ligne ferroviaire reliant Bruxelles à Malines.

Le train modifie la société en profondeur. Il bouleverse le rapport au temps et à l’espace. Partout il tisse sa toile : au sein des villes, où les gares, ponts de métal ou voies ferrées mordent toujours plus sur le tissu urbain ; mais aussi dans les campagnes où le train fait intrusion, déchirant le paysage. Il devient aussi un outil du tourisme naissant, promu à grand renfort d’affiches et décliné en trois classes, que des dessinateurs, tel Daumier, se régalent à observer.

A la fin du XIXe, les impressionnistes s’emparent de sujets modernes, dont celui du chemin de fer. Nuages de vapeur, mouvement des trains, lumières changeantes de la gare et de ses alentours sont autant d’aspects que Monet, Caillebotte, De Nittis ou Ottmann s’efforcent de restituer. A la même époque, les frères Lumière réalisent L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat. Cinéma et photographie feront eux aussi la part belle à l’univers ferroviaire.

C’est également la société moderne - sa vitesse, sa violence et les sensations qu’elle génère - qui intéresse les futuristes comme Severini, Carrà, Russolo, Baldessari ou Sant’Elia. Boccioni sera quant à lui l’un des premiers à s’intéresser aux aspects psychologiques du voyage.

Les surréalistes adoptent le point de vue du voyageur : les aspects psychologiques prennent le pas sur l’attrait de la modernité. Freud et ses recherches sur le train et ses effets sur les passagers nourrissent leur travail. Max Ernst s’intéresse au microcosme du compartiment, Blaise Cendrars associe voyage et processus introspectif. De Chirico, Delvaux ou Magritte génèrent des images de réalités alternatives, peuplées de mouvements immobiles, de trains hors du temps, habitant un monde étrange, voire inquiétant.

L’intérêt porté au train par les artistes diminue à partir des années ‘50, mais il revient sur le devant de la scène à une époque qui doit remettre modernité et environnement en adéquation. L’artiste Fiona Tan présentera une installation sur cette thématique.

Photos et videos

Infos pratiques

Dates

vendredi 15 octobre 2021 — dimanche 13 février 2022

Horaire

Lundi     Fermé
Mardi     de 10:00 à 17:00
Mercredi     de 10:00 à 17:00
Jeudi     de 10:00 à 17:00
Vendredi     de 10:00 à 17:00
Samedi     de 11:00 à 18:00
Dimanche     de 11:00 à 18:00

Lieu

Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique

Rue de la Régence, 3
1000 Bruxelles

T. +32 2 508 32 11
M. info@fine-arts-museum.be
http://www.fine-arts-museum.be

Plus d'infos

Tarifs

Normal: 17,00 €
Senior: 15,00 €
Jeunes: 8,00 €
Enfants: 0,00 €
Demandeurs d'emploi: 8,00 €
Article 27: 1,25 €

Public cible

Famille
Jeunes 12-15 ans
Jeunes 15-18 ans
Enfants 0-3 ans
Enfants 3-6 ans
Enfants 6-9 ans
Enfants 9-12 ans
Enseignants
LGTBQIA
Ecoles
Seniors

Langues

Néerlandais
Français
Anglais

Organisateur

Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique